Les avancées technologiques conduisent à une prolifération d’interfaces Homme/Machine, souvent conçues, d’un point de vue visuel, de façon intuitive et plus ou moins organisée.
La nature dynamique et labile de l’interface Web peut saturer les capacités d'attention de l'internaute, entraînant une surcharge cognitive et une désorientation.
La nature dynamique et labile de l’interface Web peut saturer les capacités d'attention de l'internaute, entraînant une surcharge cognitive et une désorientation.
Notre démarche vise à montrer comment la projection des dimensions cognitives et sémiologiques du traitement de l’information — ainsi que la prise en compte des dimensions culturelles — dans l’activité de conception renforce la notion de sélectivité de l’information, d’interprétation et de prise de décision, chez l’usager, et structure l’activité autour de 3 logiques de conception : une logique structurelle, une logique spatiale et une logique graphique.
Logique structurelle
La logique structurelle constitue la base architecturale qui sous-tend l’élaboration de toute interface graphique. Il s’agit d’évaluer, la pertinence et l’homogénéité des processus de structuration, de catégorisation et de hiérarchisation de l’information. Cette approche structurelle va aider l’internaute à construire une représentation mentale de l’espace hypertextuel. Menée en amont d’un projet de conception, elle s’attache à réduire les problèmes de surcharge cognitive et de désorientation que l’internaute peut rencontrer dans son parcours exploratoire.
Logique spatiale
La logique spatiale consiste à évaluer l’organisation spatiale de la surface d’inscription, en termes de distribution, d’encombrement, d’homogénéité, de cohérence et d’équilibre visuel. Il s’agit de visualiser les articulations structurelles des blocs informationnels.
Sur le Web, une perception sélective, structurée et tabulaire de la surface d’inscription facilite l’accès au contenu, permet à l’internaute d’élaborer des stratégies d’écrémage, libère ses ressources attentionnelles et favorise les processus d’anticipation et de prise de décision. Cette appréciation repose sur des indicateurs qui visent à rendre compte des spécificités de notre système visuel : instantanéité perceptive, hiérarchisation et catégorisation dans l’espace.
Logique graphique
La logique graphique vise davantage à évaluer les habillages graphiques utilisés sur la surface d’inscription en termes d’interprétation et d’homogénéité. Les indicateurs graphiques mettent en scène le « vouloir–dire » du concepteur. Ils s’articulent autour des trois fonctions principales de l’objet graphique : l’objet graphique distingue, l’objet graphique hiérarchise, l’objet graphique regroupe. Projetés dans un espace d’interprétation significatif, ces indicateurs favorisent l’activité inférentielle et permettent de VOIR les relations structurelles entre les données avant même de LIRE le texte.

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